26 janvier 2016

Grazia, France Inter, Ouest-France, la ménagère de moins de 50 ans... Savages et le post-punk

Il y a deux sortes de gens : ceux qui écoutent de la musique dite alternative (cela concerne en général le rock et la techno, moins le rap) et ceux qui se contentent de ce que leur offre la bande FM, la télé, les meilleures ventes des supermarchés, les magazines people, le top Deezer, bref tout ce que l'on voit facilement. En effet, ce qui est alternatif est par définition difficilement visible, on ne le trouve en général qu'en le cherchant, ce n'est pas du tout-cuit offert sur un plateau.

Sans vouloir être élitiste (mais en fait, si, autant assumer), ce qui n'est pas alternatif est souvent très mauvais, car créé de toutes pièces pour faire vendre. C'est de la musique à consommer dans l'instant, puis à jeter. D'ailleurs, que reste t-il de ces innombrables tubes dont on nous abreuve comme des veaux depuis des décennies, quelques mois après ? Rien. On les a totalement oubliés, sauf les plus commerciaux (et donc les mieux faits), et ceux qui étaient réellement le fruit du talent. Car bien sûr de la qualité il y en a, mais il faudra la chercher du côté de Jain plutôt que de Louane, par exemple, de Pharell Williams plutôt que de Lady Gaga, ou de Little Bob plutôt que de Johnny.

Et dans le PAF (le chien), la part de la musique alternative reste très marginale, pour ne pas dire inexistante. Aussi, quand un groupe "underground" (notez les guillemets) apparaît soudain chez Michel Drucker, on se dit qu'il y a anguille sous roche (et le branchouille snobinard que je suis se sent trahi, car il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, les Nadine Morano et les Pierre Rahbi - fichtre je me suis laissé emporter à faire une allusion politique, pardonnez-moi).

Pourquoi écouter du rock alternatif plutôt que de la variétoche, ma foi je n'ai pas la réponse. Sans doute parce qu'on ne trouve pas dans la variété ce que l'on cherche, à savoir des émotions fortes, peut-être parce qu'on a un tempérament plus rebelle ou plus artistique, peut-être parce qu'on est juste un ado mal dans sa peau qui cherche à se démarquer, peut-être parce qu'on s'en fout, va savoir. C'est peut-être aussi culturel, ainsi en Grande-Bretagne, la variété est beaucoup moins présente qu'en France, et dans notre pays où on a comme idole Johnny Hallyday c'est pire que partout ailleurs, va savoir pourquoi, va savoir.

Vous l'aurez deviné, perspicace ami lecteur (ou amie lecteuse), je m'estime faire partie de l'autre catégorie, celle qui est cachée, invisible, underground et qui fait peur à la ménagère de moins de 50 ans (souvent des tatoués, des drogués, des satanistes, des terroristes, brrrr).

Or donc, moi et mes zamis (qui se ressemble s'assemble), avons plongé avec bonheur, depuis notre adolescence (toujours pas terminée) dans ce que le rock contient de plus saignant, de plus sombre, de plus rigolo, de plus émouvant, de plus remuant, de plus intellectuel et de plus stupide. Dans les années 80, sous Reagan, Mitterrand, Thatcher, un nouveau genre musical fit son apparition : né sur les cendres du punk le mouvement gothique s'aventurait dans un rock théâtral, sombre et souvent morbide, parfois avec beaucoup de dérision, parfois sans la moindre once d'humour. Sous l'aspect classique guitare/basse/batterie/chant se rajoutaient parfois des synthés, mais qui restaient discrets. Le chant était en général très enfiévré, plein d'emphase, et côté ambiance la froideur et la morgue l'emportaient, même s'il pouvait y avoir, assez souvent même, une certaine vitalité, qui donnait envie de remuer (mais bon, n'est-ce pas ça, la base du rock). Le look mettait bien évidemment l'accent sur le noir, et on portait sans peur du ridicule des chemises à jabot, des pantalons en cuir, des chapeaux de cow-boy, des gants, de la dentelle, du maquillage noir pour les yeux, blanc pour les joues, rouge sang pour les lèvres (même et surtout chez les garçons), des cheveux hérissés teints en noir. Bref, tout ça était assez grandguignol, et hormis quelques abrutis, personne ne prenait vraiment ça au sérieux.

A la fin des années 80, le mouvement gothique était devenu passablement ennuyeux, virait à la musique hippie ou à la pop new-wave insipide. Puis il disparut, pas complètement certes, mais ce n'était plus son heure de gloire.
Et voilà t-y pas qu'après le 11 septembre 2001, alors qu'on était en pleine dance-musique, on commença à voir ré-émerger des groupes qui remettaient au goût du jour un certain rock basique, sombre, jusqu'à ce que, quelques années plus tard, de vrais groupes gothiques, avec tous les clichés et tralalas qui vont avec, refirent surface, modernisant un peu la musique, mais à peine, surtout en jouant un peu plus vite et en délaissant un peu les quolifichets et les artifices du look (Editors, Interpol, Rakes, I Love You But I've Chosen Darkness...)

En 2013, un petit groupe de filles (plutôt jolies), les Savages, ont sorti un album trrrrrès gothique, qui fit son petit effet, surtout grâce au bouche à oreille. Mais cela restait confidentiel, ou plutôt "alternatif", comme je me suis exténué à l'expliquer plus haut.
Depuis quelques jours, les Savages, groupe mineur, pas mauvais mais pas non plus géniallissime, a s sorti un nouvel album, beaucoup plus énervé que le précédent, mais toujours trrrrrrès ancré dans le rock gothique des origines, celui du milieu des années 80.

Et c'est là qu'est l'os, l'anomalie qui a poussé votre serviteur à se fendre d'une note de blog : d'un seul coup, le magazine féminin Grazia titre sur "Les Savages et leur post-punk habité sont de retour", France Inter évoque la sortie du nouvel album en évoquant les références à Siouxsie & The Banshees, Ouest France nous explique que "Les Savages aiment le noir mais adorent la vie".
C'est un peu comme une irruption de terroristes dans un concert, comme une fève dans un cassoulet, comme un ministre socialiste reprenant des thèses fascistes, on se demande bien ce qui fait que ce groupe mérite d'un seul coup de basculer dans le camp de ceux qui ne parlent jamais d'underground. A quand un passage chez Michel Drucker ?

L'explication de leur soudain succès est certainement liée au prix décroché lors du Mercury Prize, qui doivent avoir des super communiquants à leur service ayant su les vendre à des gens qui n'étaient pas censés les écouter, à moins qu'il ne s'agisse que d'un coup de bol (pourquoi les Savages et pas Eagles Of Death Metal avant le Bataclan, alors que ces derniers sont nettement plus abordables ?) qui a fait qu'un valeureux journaliste officiel a daigné écouter autre chose que ce que ses collègues des grosses maisons de disques lui envoient par la poste.

Le Mercury Prize n'est pas non plus un événement, c'est très secondaire dans le PAF alternatif, pour ne pas dire anecdotique. D'ailleurs, voici ce qu'en dit Wikipédia, c'est symptomatique, notamment au niveau des labels indépendants... :

Le Mercury Music Prize (prix de musique Mercure en français) est une récompense annuelle qui consacre le meilleur album britannique ou irlandais des douze derniers mois. Créé en 1992, elle se veut une alternative aux Brit Awards. Il est attribué par un panel très restreint de personnes issues de l'industrie musicale. On lui reproche souvent de céder à la mode. On lui reproche également d'oublier les labels indépendants.

Mais plutôt que de déplorer leur reconnaissance subite, réjouissons-nous, j'ai toujours pensé que le rock le plus extrême pouvait très bien être écouté par n'importe qui, tout cela n'étant qu'une question d'éducation culturelle et d'ouverture d'esprit. Alors, tant mieux si elles font connaître autre chose que la daube permanente que l'on entend à la radio !

Au fond, la question fondamentale est : est-ce que c'est bien ? Le vieux critique rock que je suis se permet de tenter d'y répondre : oui c'est bien, mais ce n'est pas super original. Un peu trop maniéré, un peu trop précieux, un peu trop snob sans doute (les poses des filles sur les photos, avec le regard noir - et oui la vie est dure, bouh), mais il reste un vrai bon feeling avec un peu de dépoussiérage et d'énergie d'un genre un peu sclérosé, bref de modernisme, qui n'est pas pour déplaire.

Ecoutez donc les deux albums de Savages, mais si ça vous plaît penchez-vous sur leurs influences et sur le monde merveilleux des mouvements gothique et post-punk des années 80, vous allez kiffer, c'est promis.

Du dernier album, "Adore life" :





Du précédent album, "Silence yourself" :




20 janvier 2016

Un mort par jour, c'est que du bonheur !

Il se passe en ce moment un phénomène étrange, et cela m'inspire tellement que je voulais l'évoquer r'ici. Depuis quelques jours, les agrégateurs de news, tout comme les réseaux sociaux, s'enflamment (il faut toujours dire "les réseaux sociaux s'enflamment, c'est très à la mode) pour les gens qui meurent.
Cela a commencé après la mort de Bowie, à ce moment-là on n'en avait eu que 3 : Delpech, Lemmy et Galabru. Que Bowie meure le lendemain de la sortie de son album, en plus, ça marquait bien les esprits alors qu'on était juste peinards en train de manger notre 5ème galette des rois.

Et depuis, vas-y que la presse de tout bord se fait un devoir de te piocher dans les morts du jour pour annoncer avec fracas que untel ou une-telle a passé l'arme à gauche, qu'ils soient très connus (Boulez, Ettore Scola) ou beaucoup moins (le guitariste des Eagles, le guitariste des keupons français d'OTH). Et pourquoi pas demain le clarinettiste stagiaire de l'orchestre national de Taïwan, ou le preneur de son du sitcom des années 90, Hélène et les Garçons ?

Alors vas-y que chacun partage à qui mieux mieux l'article sur le mort du jour, en y allant de ses "mon Dieu encore un", ou "tristesse...", ou "c'est la série noire"... la plupart allant même jusqu'à essayer de trouver celui dont on n'a pas encore trop parlé, parce qu'avec un peu de chances il y a en plusieurs par jour.
De prime abord j'aurais eu envie de les héler avec un "hého les moutons ça commence à bien faire, bande de demi-nains !", mais essayons plutôt d'analyser la chose (je vous rassure je ne suis ni psy ni sociologue) : pourquoi ce besoin de parler du mort du jour ?
Peut-être parce que c'est le début de l'année, et qu'en début d'année on imagine toujours ce qui va suivre. En l'occurrence (surtout avec les commémorations de Charlie Hebdo et l'attaque de l'hôtel à Ouagadougou, sans compter les 400 kidnappés en Syrie ou va savoir quoi, il y en a tous les jours), en l'occurrence disais-je, on imagine bien le ou les carnages qui vont suivre : à la gare du Nord, au forum des Halles, au Macdo de la place Clichy, à la Tour Eiffel, que sais-je, en matière de terrorisme il n'y a que l'embarras du choix (et en Province c'est kif-kif, ne vous croyez pas à l'abri, sauf peut-être à Mende ou à Chilleurs-aux-Bois - j'ai choisi ce nom exprès, il existe et il évoque des choses rigolotes).

On évite aussi de penser au marasme économique et social de notre beau pays, à la montée de l'individualisme, de l'intolérance, et allons-y carrément du fascisme, au recul des libertés (ben oui on est en état d'urgence, mais plus personne n'en parle déjà plus) ; ça distrait le chaland de verser quelques larmes sur ces héros morts chaque jour, ça rassure un peu ("moi je ne suis pas mort, au moins") et ça permet de continuer à avancer sans trop se poser de questions...

Bref, ça donne un peu d'optimisme, eh oui, car rien ne fait plus plaisir que de voir crever des gens connus, inaccessibles, et donc que l'on considère inconsciemment comme "protégés" par leur statut. C'est en tout cas nettement mieux que de voir crever des gens comme nous, par exemple des gens qui vont dans des concerts de rock ou boire une bière en terrasse.

Il n'y a pas de moralité à cela, parce que, de fait, on a seulement deux choix : celui évoqué ici, faire l'autruche pour mieux affronter le quotidien, ou se réveiller mais être perpétuellement angoissé quant à son avenir, qu'il s'agisse de sa propre mort ou de celle ses libertés.

Ami lecteur, choisis ton camp (moi, j'hésite) !


19 janvier 2016

De Mika Miko à Bleached, de la bonne pop-punk pour les oreilles

Mika Miko n'a rien à voir avec le chanteur Mika (sauf le caractère efféminé, évidemment puisque c'est un groupe de filles), et encore moins avec les glaces Miko (hormis que les cinq nanas qui le composaient ont peut-être déjà mangé des glaces Miko, mais cela nous ne le saurons jamais).
Né en 2003 à Los Angeles, le groupe a sorti deux albums et plusieurs singles très réussis et carrément enthousiasmants, dans une veine punk mi-garage mi-pop, à savoir (j'explique aux débutants) que leurs morceaux d'à peine deux minutes étaient aussi agréables à pogoter qu'à fredonner en chœur, alternant avec bonheur hargne et fun. Bref, en un mot comme en cent, on kiffait sa race.

Mais tout a une fin, surtout dans le rock d'ailleurs et particulièrement en ce mois de janvier, et les deux sœurs Clavin, à l'origine du groupe, décidèrent de fonder leur propre girl-band en 2011 après le split de Mika Miko, avec une troisième comparse.
Bleached (en french, ça veut dire "décoloré") était né, et dès 2013 sortait un premier album, "Ride Your Heart", beaucoup plus sucré que leurs précédentes compositions, plus mélodique et moins agressif, mais sans jamais tomber dans la mièvrerie ni ralentir le tempo. Un album à écouter en été en roulant à cent cinquante à l'heure sur l'autoroute dans sa décapotable, cheveux au vent, ou en courant tout nu sur la plage et en faisant des galipettes (sur le sable ou ailleurs). Que du bonheur, en somme.

On est bien contents aujourd'hui de voir qu'il va y avoir une suite, car un nouveau single vient tout juste de sortir ("Keep On Keepin' On"), et, tudieu mes enfants, il déboîte, il arrache, il tue sa mère, il défrise, il émoustille le tirlipinpon, utilisez l'expression que vous voudrez en fonction de votre âge et/ou de vos croyances religieuses.

C'est clair, les femmes au volant c'est dangereux*, mais derrière une guitare, c'est souvent synonyme d'excellence...




* pour les réclamations merci de me laisser un message avec votre photo (mais non, je déconne)

18 janvier 2016

"Zombies Néchronologies", un tome 2 à dévorer à belles dents

Après le premier tome dont je vous parlait la semaine dernière, voici le second, "Zombies Néchronologies" tome 2, "Mort parce que bête" (au fait, ça veut dire quoi, "néchronologies", à part être un jeu de mots pourri ?)
L'histoire se situe, comme pour le premier, dans un avenir proche, mais pas de bol, voilà t-y pas que les zombies ont envahi la planète. Nous suivons ici un petit français émigré en Suède afin d'y prendre en charge une équipe de développeurs pour un jeu nouveau vidéo. Le sujet dudit jeu étant, je vous le donne Emile (non, ne remplacez par ce prénom par le vôtre, ça ne fonctionnera pas, il s'agit d'une expression habilement détournée pour faire un peu d'humour), une invasion de zombies ! Quel hasard, Balthazar !

D'emblée, cette nouvelle histoire s'éloigne de la précédente : l'action du premier tome se situait dans un espace géographique étendu, en plein-air, alors que celle-ci confine au huis-clos par son enfermement dans un seul lieu, l'immeuble où travaille l'équipe ; autant l'album précédent possédait un humour mordant autant c'est l'inverse pour celui-ci : on ne rigole pas, mais alors pas du tout du tout.
Les points communs restent évidemment la chair fraîche (et pourrie) par petites (ou grandes) tranches, miam miam, mais surtout, et c'est ce qui le plus original et le plus séduisant dans cette série, l'accent mis sur la psychologie des personnages, très développée.
Sans trop spoiler, on s'apercevra ainsi vite que l'attitude du "héros", isolé dans la carapace qu'il s'est forgée, créera sa propre perte, et c'est la lente glissade vers cette fin inéluctable (qu'on nous a montrée dès le début, on n''est donc pas surpris) qui s'avère passionnante.

Une excellente BD donc, à se procurer sans hésitation.
A lire également, une interview de Olivier Peru, le scénariste à qui l'on doit déjà "Zombies" (tout court), là encore une excellente série sur ce thème pourtant archi-râbaché des humains du XXIème siècle. Pardon, je me suis laissé emporté, je voulais dire des morts-vivants. Des zombies, quoi :
http://www.actuabd.com/Olivier-Peru-Zombies-Il-est-tres


15 janvier 2016

Bowie, Lemmy, Strummer, Cobain... mais pas Mudhoney !

Petit moment d'enthousiasme avec des survivants de l'époque grunge, purs parmi les purs, Mark Arm et ses potes de Mudhoney dont le tube "Touch Me I'm Sick" avait fait un tabac en 1988 et les avait propulsés parmi les valeurs incontournables de ce nouveau mouvement musical venu de Seattle, USA, qui balaya d'un seul coup dix années de new-wave et d'ennui : le grunge.

"Grunge", un terme improbable lancé par un journaliste et resté accroché à cette scène pour définir un mélange entre hard-rock et punk. Fer de lance du mouvement, évidemment, Nirvana, grâce à son album "Nevermind", qui avait le double-avantage d'être mélodiquement accessible aux oreilles les moins éduquées et d'offrir au public un chanteur à la gueule d'ange, le malheureux Kurt Cobain qui n'avait pas prévu, ni voulu, ce succès qu'il supportait mal.



Je me rappelle bien de cet enthousiasme immense que j'ai ressenti la première fois que j'ai entendu "Touch Me I'm Sick" dans l'émission de Bernard Lenoir, sur France Inter, sans doute un an ou deux après qu'elle soit sortie, et juste avant que "Smells Like Teen Spirit" bouleverse à jamais le paysage musical. J'avais le sentiment que quelque chose de nouveau et d'excitant se produisait, quelque chose dont je faisais partie, vraiment, et ni une ni deux, j'ai stoppé net la new-wave pour me plonger dans cette nouvelle musique : Nirvana, TAD, Cows, Bikini Kill, Mudhoney, Soundgarden, Babes In Toyland, Hole, Love Battery, le tout parrainé par Sonic Youth, qui faisait du bruit et des larsens depuis dix ans.

Bref. En 2016 il ne reste plus grand monde, à l'exception de Mudhoney qui n'a jamais arrêté son punk basique à trois notes, en y insufflant un peu de psychédélisme à l'aide de quelques guitares fuzz et parfois d'un peu d'orgue 60's (et aussi le bassiste de TAD et le chanteur de Love Battery avec leur nouveau groupe Vaporland ultra-confidentiel, je vous en parlerai sans doute un jour).

Concert d'une demi-heure au sommet de la fameuse tour Space Needle de Seattle, dont le sommet ressemble à une soucoupe volante. Putain, ces gars-là ont 55 balais, mais qu'est-ce qu'ils envoient !
La session live commence par Touch Me I'm Sick, s'il ne devait y avoir qu'un morceau à écouter, c'est bien celui-là.

Rock on !

http://www.vuhaus.com/videos/mudhoney-full-performance-from-the-space-needle