06 février 2018

Le rock est-il mort avec Mark e. Smith ?

En France, personne ne le connaissait, hormis deux ou trois vieux punks rabougris et quelques amoureux de musique anglo-saxonne, comme votre serviteur. Malgré tout Mark e. Smith aura eu son quart d'heure de gloire dans notre beau pays, je l'ai vu 4 secondes au Zapping, pardon dans "VU" sur France 2, preuve s'il en est que le bonhomme avait une importance certaine dans l'histoire du monde. Enfin, disons dans l'histoire de la musique alternative de ces 50 dernières années.

90% des gens qui regardent le zapping ont dû se dire "c'est qui celui-là avec sa tronche en biais". Et pourtant, si vous saviez ! (oui c'est pour vous que je fais cet article, puisque par définition ceux qui le connaissaient ne pouvaient être que des fans transis - je ne pense pas que quiconque ayant connu The Fall ait pu les détester, vu que la réaction immédiate la première fois que l'on entend leur musique est soit la dévotion hardcore, soit le rejet dégoûté puis l'oubli).

Mark e. Smith par James Rowley
Petit résumé : Mark e. Smith est un prolo teigneux de Manchester, UK, entraîné avec tant d'autres dans la tourmente punk de 1976, le mouvement punk étant, faut-il le rappeler, un coup de poing violent dans le nez de la musique pop de l'époque, un symbole de vie, de révolte, de liberté comme l'histoire (de l'art) en a rarement connus (à une échelle moindre, le grunge, 25 ans plus tard et depuis, rien, mais alors que vraiment que dalle).

Mark e. Smith, dès le départ, s'affirme encore plus punk que les punks : si les punks détestent tout le monde, lui déteste tout le monde PLUS les punks ET les "musiciens". Il refuse tout look, toute attitude, tout compromis, toute concession : il fait sa musique, ou plutôt il la crache, sans chercher à plaire à quiconque, et c'est ça le comble, c'est que ne pas vouloir plaire aux gens plaît forcément à ceux qui n'aiment pas qu'on chercher à leur plaire. Ouille, c'est compliqué.

Musique rugueuse, mal foutue, mal jouée, braillée, mais ni violente ni agressive, non : Mark e. Smith écrivait tout simplement des chansons. Simplistes, déglinguées mais toujours  avec des mélodies époustouflantes, des trucs à chantonner sous la douche, qui donnent la pêche, qui font rigoler. Il ne racontait rien, d'ailleurs on s'en foutait un peu, ce n'était pas de la poésie ni des chansons sociales, juste des trucs qui lui passaient dans la tête, des petites histoires surréalistes, de la science-fiction, va savoir.

Mark e. Smith était un type odieux mais génial (comme tous les génies) : il a usé des dizaines de musiciens, jetant les mecs (et quelques filles) comme on jette un kleenex, mais ça ne faisait pas de lui un monstre car ces types le savaient bien dès le départ : ils n'étaient pas destinés à durer et de toutes façons, aucun n'était musicien ni ne s'attendait à faire carrière. Que vous écoutiez les albums du début ou les plus récents, on ne sent absolument pas la différence de style ou de son (ou à peine), ça pouvait donc être n'importe qui (y compris moi et vous).

La mort de Mark e. Smith, détruit par l'alcool et la mauvaise hygiène de vie (les mauvaises langues diront par "la bile") est un événement parce que bon nombres de vieux cons comme moi auront sans doute le même sentiment de perte.
Je m'explique. Depuis ma prime adolescence, The Fall était un peu comme un fil rouge, le truc auquel on se retient, coûte que coûte, année après année. D'abord, dans les années 80, c'était l'un des phares de la musique post-punk qui était en pleine gloire, c'était l'actualité, et puis il y avait tous ces tubes fantastiques qu'on entendait même parfois à la radio (enfin chez Bernard Lenoir). Et puis à partir des années 90, quand le mouvement s'est éclipsé au profit du grunge et de la brit-pop, tous les groupes ont disparu, toute cette musique a disparu.
Tous, sauf un : The Fall.
Eux ils continuaient, tout pareil. Mêmes albums réjouissants, même musique, même look, même attitude. Simplement, moins de médias, ça nous obligeait à nous tenir informés. Ils ont donc d'abord représenté une certaine forme de résistance à la mode et au temps qui passe, puis celui-ci passant de plus en plus vite cette résistante s'est transformée, allons-y carrément, en pureté.
Parce qu'à 40 ans puis à 50 ans, Smith était le même, et qu'il ne cherchait même pas consciemment à résister : il s'en foutait, il démontrait que la mode n'existe pas, que la vieillesse n'existe pas : tu veux un truc, tu le fais, t'es pas content c'est pareil.




Mark e. Smith était un connard mais il était un connard lumineux, le type qu'on envie secrètement pour sa force de caractère, un modèle pour bien des musiciens mais pas seulement, une vraie leçon de vie pour tous ceux qui pensent que le look, l'attitude, le qu'en dira-t-on ont une quelconque importance, et pour ceux qui ont peur de vieillir et se sentent obligés d'adopter une attitude "jeune".

Il pondait un album tous les ans, ce qui explique la fidélité de son public, et même si tous n'étaient pas au même niveau, admettons-le, chacun renfermait des perles, et surtout on n'avait pas le temps de s'en lasser : à peine un album était bien digéré qu'un nouveau sortait.
Et on finissait par l'attendre, le "nouveau Fall", cette petit lumière de vie dans la morosité musicale, une petite étincelle qui vous disait "héhé, je suis toujours-là et je vous emmerde", une étincelle qui nous raccrochait à la liberté, à l'éternité, un truc intemporel, infini, un symbole de la vie...

Voilà pourquoi le deuil va être dur à porter, car il n'y a plus personne pour nous guider et nous démontrer que l'âge on s'en fout, que les autres on s'en cogne, que la vie est importante par ce que tu choisis d'en faire, et pas par ce que pense ton entourage. Et maintenant il va falloir apprendre à vivre sans ce rappel à l'ordre perpétuel, ce qui n'est vraiment pas du tout cool.

Fuck you, Mark, tu nous aura emmerdés jusqu'au bout*.

The Fall, "50 year old man" (2008)

I'm a fifty year old man
And I like it
I'm a fifty year old man
What're you gonna do about it?



* si je n'ai pas répondu à la question du titre de cet article, c'est exprès : à vous de trouver la réponse !

15 janvier 2018

The End of The F***ing World


The End of The F***ing World est clairement une réinterprétation du mythique "Bonnie & Clyde", version 2018, avec un couple d'adolescents anglais qui envoie tout valdinguer sur un coup de tête. Ce drame épouvantable se déguise en une comédie très drôle (l'humour noir, il n'y a que ça de vrai) qui sait quand même laisser la place à la sensibilité et à l'émotion.

Sa réussite tient évidemment à ses formidables acteurs, mais aussi à toute son approche philosophique sur le sens de notre existence. En plus d'être un formidable élan de vie, c'est aussi et surtout un hymne à la liberté comme on a rarement l'occasion d'en voir. En face de James et Alyssa, la série nous dépeint un monde d'une cruauté et d'une noirceur absolues, où tous les adultes sont pitoyables, tristes, lâches, froids, cyniques, faibles, égoïstes, pervers, y compris les marginaux (peut-être même plus que les autres), allant jusqu'à glisser un personnage de serial killer au milieu de tout ce petit monde.
Si seule une fliquette essaye de relever un peu le niveau avec sa compréhension et son empathie, tous les autres sont ignobles, ils sont la raison essentielle de la fuite en avant des deux héros qui refusent de les suivre dans le monde adulte. Dans cette quête désespérée, même l'amour, leur amour maladroit et absolu, profondément touchant, ne suffit pas à laisser le moindre espoir à leur cavale. On sait à l'avance que tout ça va très mal finir.

La moralité ? C'est sans doute que l'âge adulte représente la fin de tout, non seulement de l'innocence de l'enfance, mais aussi de l'espoir, les dernières scènes sont d'ailleurs d'une cruauté absolue. Vous ne ressortirez pas indemne de The End of The F****ing World, car vous vous souviendrez de tous ces moments où vous aussi vous avez eu envie de tout envoyer chier, une envie qui vous reviendra dans la gueule avec sa conclusion sans concession : il n'y a aucun endroit ou fuir, la liberté n'existe nulle part, et nous sommes tous, en tant qu'adultes, des ratés pitoyables (si vous avez moins de 18 ans, profitez-en encore un peu, faites la teuf).

PS : j'avais envie d'écrire, et comme ce blog est le lieu idéal même si je l'ai abandonné il y a 2 ans, c'est l'occaze de le faire revivre un peu...

20 mai 2016

Eagles Of Death Metal : après l'amour, la haine

Voici un copier-coller de ce que j'ai annoncé lors de mon direct sur www.premo.fr tout à l'heure, dans lequel je commente ce que j'écoute, deux fois par semaine :

Je suis très énervé, j'apprends que Rock en Seine a supprimé le concert des Eagles Of Death Metal parce que Jesse Hugues a (encore) dit une grosse connerie, raciste cette fois-ci.
Il n'aime pas les arabes, et alors ? Il aime Dieu, et alors ? Il est créationniste, il aime Trump, il aime les armes à feu, et alors ? Qu'est-ce qu'on s'en branle ? Pourquoi on va le titiller en lui posant des questions sur des sujets qui ne sont pas dans son champ d'action ? Ce mec est un chanteur de groupe de rock, il est complètement barge, on le sait, c'est pas Bono !

Au lieu de ça, shocking, on annule sa venue, on met sa main sur le coeur en poussant de petits cris d'orfraie. Mais dans ce cas, amis de Rock en Seine, va falloir sonder tous les autres groupes pour savoir s'il n'y aurait pas dedans un facho ou un apprenti-terroriste, ou un pro-Trump ou un pro-islam ou même des gens qui conduisent en état d'ivresse, parce que c'est mal, ou qui sont de gros machos misogynes, parce que c'est mal aussi ! Non ?
C'est nouveau, maintenant les organisateurs des concerts de rock vérifient que tous les groupes invités sont propres sur eux.
Et surtout, jusqu'à preuve du contraire, rien dans les paroles des chansons d'EODM, ni dans leurs actes, n'est répréhensible, et leur musique est fun, positive, elle a attiré plein de gens qui se sont fait flinguer... et Jesse Hugues parmi eux, eh oui, il est une victime mais vous en faites un coupable ! (d'ailleurs votre attitude est un peu une insulte à l'égard du public du Bataclan, vous croyez qu'il n'y seraient pas allés s'ils avaient su que Jesse Hugues était un connard raciste ?)

C'est pas votre boulot les mecs, s'il dit des choses répréhensibles faut attendre qu'une plainte soit déposée et que la justice y réponde ! Vous êtes qui, bande de branlos d'organisateurs de concerts à pognon pour prendre ce genre de décision ?
Vous me foutez la gerbe tiens. Pour la peine je vais écouter Eagles Of Death Metal. Sans compter que dans le groupe, il n'y a pas que Jesse Hugues, mais d'autres musiciens qui ont peut-être des idées tout à fait opposées à lui, et qu'un groupe de rock ne se résume pas à son seul chanteur.

16 mai 2016

Faut-il aller voir "Merci Patron" ?

On est en droit de se poser la question en effet, si l'on est un adepte de la Manif Pour Tous, de Marine Le Pen, de Valeurs Actuelles, du libéralisme effréné, bref si l'on est un doux enculé. Notez le "doux" que j'utilise volontairement au cas où l'on veuille me faire un procès, la liberté de penser et d'écrire ce que l'on veut étant peu à peu remise au placard. "Doux" est un terme affectueux, qui confère au terme assez grossier d'enculé une certaine altération (j'avoue, j'aime tout le monde).

Bref. Si l'on est comme ça, en effet inutile d'aller voir "Merci Patron !", on pensera qu'il ne s'agit que d'un complot de gauchistes dangereux, le couteau entre les dents.
En revanche, si l'on a eu, un jour, il y a 72 ans, des idées vaguement de gauche (et même du centre ou d'une droite modérée, allez, soyons fou), et que l'on se sent aujourd'hui paumé, incapable malgré soi de se dire qu'il y a encore quelque chose à sauver dans les mondes politique et économique qui nous gouvernent, alors oui, on doit foncer voir "Merci Patron", une oeuvre salutaire qui aura non seulement le mérite de faire marrer un bon coup, mais aussi de donner un peu - et ce n'est pas rien de le dire - d'espoir.

"Merci Patron !" est un documentaire qui passe dans les salles de cinéma qui veulent bien le passer, autant dire que pour le voir près de chez vous, si vous n'êtes pas Parisien (parigots têtes de veaux), nécessitera de bien surveiller l'actu via les réseaux qui vont bien (ici par exemple), mais aussi de réserver votre place (votre serviteur s'est fait refouler pour cause de surabondance de spectateurs, et il a dû attendre 10 jours avant une autre diffusion) et de ne pas faire fine bouche sur la date qu'on vous propose (si vous avez piscine, reportez).

La séance que j'ai pu voir était proposée avec un débat, on a donc pu avoir droit en sus à une petite présentation, et à aucune pub avant le film (ça c'était bien aussi). J'avoue ne pas être resté très longtemps au débat, j'avais piscine le lendemain.

"Merci Patron !", c'est l'histoire du réalisateur, François Ruffin, un brave gars bien de chez nous (lors du débat on nous a affirmé que lorsqu'il invitait quelqu'un à bouffer, il lui faisait du cassoulet en mettant directement la boîte dans une casserole, à la bonne franquette quoi - je n'aurais peut-être pas dû dire ça vous allez fuir), qui est parti en guerre contre les abus il y a déjà quelques années.

Il a monté un journal, "Fakir", une sorte de Charlie Hebdo en moins cynique et moins professionnel (ce n'est pas péjoratif) avec la participation de bon ombre de bonnes volontés, et il est aussi à l'origine de Nuit Debout (j'ai bien dit à l'origine, mais c'est pas lui le chef ! Y'a pas de chef). Son seul désir, si j'ai bien compris : unir tous les gens qui luttent ou qui voudraient lutter, fédérer les idées et créer un rassemblement de toutes les contestations, et unir les milieux populaires et la petite bourgeoisie, qui ensemble forment la meilleure parade contre les tout-puissants. Lesdites contestations étant grosso modo alter-mondialistes, écologiques, anti-capital, anti-libérales... bref de gauche, mais d'une gauche qui n'existe plus depuis longtemps, dévorée par les enarques, les écoles de commerce et qui lèche les bottes des grands patrons, du CAC 40 et de tout ce qui s'enrichit sans scrupules pour son propre profit.

Le sujet du documentaire est très simple : Ruffin et son équipe vont mettre en place tout un stratagème pour sauver une famille de ch'tis de la perte de leur maison, en leur évitant non seulement de se retrouver à la rue, mais aussi de retrouver une vie digne, avec un vrai travail et des revenus. En parallèle, il dézingue avec jouissance Bernard Arnault, pour certains un modèle, mais en réalité une vraie ordure qui devrait croupir en taule au lieu de se baigner dans du champagne (c'est une image, je ne sais pas dans quoi il se baigne). Ce type brise des vies partout sans les moindres scrupules, et il ne peut arguer de son ignorance tant il est attaché à son image : le film en fait d'ailleurs la preuve avec panache.
Avec lui, au passage, le gouvernement "socialiste" qui devrait vraiment virer le terme "social" de son nom.

Bref, Ruffin est un Robin des Bois moderne, même s'il s'en défendrait sûrement car on sent bien sa modestie et son honnêteté en toutes circonstances.

Ruffin dans une séance mémorable du film

Le film a déjà été vu par 400 000 personnes, rien que par le bouche à oreille et par quelques rares articles de presse, mais on comprend pourquoi : après l'avoir vu, vous aurez perdu une bonne partie de votre cynisme, de votre désespoir, de votre déprime, de votre àquoibonnisme. Certes, "Merci Patron"  ne donne pas de solutions, il traite juste un cas individuel, mais ça fait réfléchir.

Depuis deux mois qu'on assiste à des manifs et à des tabassages policiers, depuis deux mois que Nuit Debout tient debout, à Paris, Rennes, Nantes, Marseille, Toulouse, partout, il ne faut pas être sorti de Saint-Cyr pour constater que nous vivons quelque chose qui n'était pas arrivé depuis bien longtemps. "Merci Patron" en est un peu l'étendard, ou le déclencheur, et même si comme moi vous n'avez pas des masses la mentalité AMAP / dreadlocks / peace and love, même si vous n'êtes pas un anarchiste, un militant du parti communiste, un activiste gay, un punk à chien (il y en a mais ils ne sont pas forcément les plus représentatifs de Nuit Debout) mais juste quelqu'un qui souhaiterait un avenir meilleur pour ses enfants et un retour de valeurs comme la solidarité, l'humanité, le respect (en résumé "liberté, égalité, fraternité", si ça vous dit encore quelque chose), alors ça vaudra la peine de vous déplacer. Puis de réfléchir.

Alors oui, haut et fort, on peut le dire : "Merci, François" !

La bande-annonce du film


François Ruffin chez Ruquier, une interview très intéressante


12 mai 2016

The Last Man On Earth

The Last Man on Earth (saison 1) est une mini-série américaine de 13 épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Le titre est alléchant, on pense immédiatement à une série de S-F., sur un thème pas si rebattu que ça : la fin du monde SANS zombies (comme le disent Orelsan et Gringe, je suis un peu bloqué). Une fin du monde avec un seul survivant donc, voilà de quoi laisser libre court à son imagination.
Or si le thème est bien la fin du monde, il n'est qu'un prétexte à Will Forte, le réalisateur et acteur dans le rôle principal pour laisser libre court à un humour profondément débile comme on l'aime. Mais hormis les éclats de rire de la loufoquerie ambiante (le héros est décidément très très con, mais il est aussi lâche et effronté menteur), on pourrait aussi voir en cette série une réflexion sur la célèbre maxime de Jean-Paul Sartre : "l'enfer, c'est les autres"... ou pas (on est vraiment trop occupés à se bidonner).


En effet, Phil Miller, notre malheureux dernier homme sur terre, va vite s'apercevoir qu'il n'est pas le dernier (expliquer cela est déjà un spoil en soit, mais difficile de faire autrement). Et comme le second personnage est une personnage, c'est-à-dire une femme, vous imaginez bien ce qui va passer dans la tête de l'un et de l'autre. 
Mais une femme, même la dernière sur terre, ne se donnera pas si facilement au mâle reproducteur.  Et c'est alors le début, pour le malheureux Phil, de quiproquos, malentendus, sous-entendus, jusqu'à ce que... Impossible ici de raconter la suite car vous n'en serez qu'au troisième épisode, mais je peux vous garantir que ça va partir en sucette, et que les rebondissements ne vont plus cesser jusqu'à l'ultime épisode.
Ajoutons que Will Forte est absolument impeccable et révèle un grand pouvoir comique grâce à ses mimiques, mais c'est aussi le cas pour Kristen Schaal qui joue Carol, et à tous les autres acteurs, parfaits (et voilà, j'ai spoilé, je n'irais néanmoins pas jusqu'à dire que l'on retrouve avec plaisir Betty Draper (January Jones), oui vous savez, la femme de Don Draper dans Mad Men, pour ne pas trop vous gâcher la surprise, ah ben zut c'est fait).
Bref en ces temps de marasme social et économique, mon petit 49.3 à moi sera de vous imposer le visionnage de cette saison 1 de The Last Man Of Earth. Quant à moi, je m'attaque à la saison 2, quasiment terminée.